Montréal - une « zone nucléaire »


Suite aux pressions des activistes, beaucoup de villes en Amérique du Nord et ailleurs au monde se sont déclarées des zones libres de nucléaire (« nuclear-free zones »), parmi eux Montréal. Le terme exact devrait être « zone libre d’armes nucléaires » (ZLAN) sinon cela pourrait dégénérer, comme c’est arrivé dans plusieurs grandes villes, en une politique contre tout ce qui est « nucléaire », c’est-à-dire l’industrie nucléaire civile, la recherche nucléaire, et même parfois la médecine nucléaire et la stérilisation par irradiation des aliments et autres produits commerciaux.
En fait, Montréal n’est pas une zone « libre de nucléaire » puisque tous les matériaux de la ville, y compris ses citoyens, et même les politiciens et les activistes antinucléaires, sont composés des atomes avec des noyaux de protons et neutrons. Comme le disait l’astronome populaire américain Carl Sagan, « nous sommes faits de poussières d'étoiles ». Plus précisément, toute la planète, ainsi que nous-mêmes, sommes faits des déchets nucléaires provenant des réactions thermonucléaires (la fusion nucléaire) dans les étoiles - principalement les explosions de supernova.
Certains de ces déchets nucléaires demeurent radioactifs même aujourd’hui, plus de cinq milliards d’années plus tard - l’uranium, le thorium, le potassium-40, le rubidium-87, etc. En fait, chacun de nous (adultes de taille moyenne) subit environ huit mille désintégrations nucléaires par seconde provenant de son corps (principalement dû au potassium-40 et le carbone-14), accompagnées d’émissions de rayonnements gamma et bêta.
Jusqu’à présent, aucun gouvernement au monde n'a réussi à trouver une solution pour le stockage à long terme de ces déchets radioactifs globaux (« où pourrait-on enterrer la planète ? »).
Par contre, la découverte de la fission nucléaire nous permet d’utiliser l’uranium pour libérer de l’énergie nucléaire dans des centrales de production d’électricité, comme Gentilly 2. En même temps, nous transformons l’uranium en produits de fission - d’autres déchets nucléaires - mais cette fois avec des temps de décroissance radioactive d’une durée qui est beaucoup inférieure à celle du combustible lui-même. Et, tandis que la terre stocke des produits radioactifs au hasard, l’industrie nucléaire les gère d’une façon bien sécuritaire, contrôlée par la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN-CNSC).

Le bureau d’ÉACL à Montréal est situé dans l’édifice «Le 1000 de La Gauchetière »
au 1000, rue de La Gauchetière Ouest (métro Bonaventure)

Comment se rendre au 1000 de La Gauchetière :
une carte de localisation est disponible.

Un réseau de WebCams est également disponible à Montréal


L'histoire du « projet Manhattan à l’Université de Montréal », de 1943 à 1945

Voir aussi l’Université de Montréal et la lecture au sujet de début de la recherche nucléaire au Canada, et
« Lew Kowarski et le développement de l’énergie nucléaire » par Jules Guéron

Un lien au musée Rutherford de l’Université de McGill:
Ernest Rutherford, un scientifique pionnier du nucléaire de grande renommée,
détenteur du prix Nobel de chimie, était un professeur en physique à l’Université de McGill
pendant les neuf années les plus importants de sa carrière, 1898-1907




Photo de l'usine de Dominion Bridge Co. Ltd. de Montréal,
dans laquelle les cuves de plusieurs réacteurs CANDU
sont en diverses étapes de production, au début des années '80

(AECL Ascent, printemps 1984, p.27)


Pour d’autres affaires nucléaires à Montréal, n’oubliez pas de regarder la liste de liens
au page principale de la section québécoise de la SNC, surtout le lien au laboratoire
du réacteur Slowpoke de l’École Polytechnique de Montréal.


FORUM, Université de Montréal, 17 oct. 1988 :
« L’École Polytechnique abrite le seul réacteur nucléaire Slowpoke du Québec »
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Dernière mise à jour: 3 décembre 2003

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